Interview - Gnagne Akpa Roger (Fils d`Akradjo) « Seul Anouma peut sauver les Eléphants, il sait tout »
Après la débâcle des Eléphants à la Can Angola 2010, les accusations fusent de toute part pour situer les responsabilités. M Gnagne Akpa Roger dit « Roger d’Akradjo », village qui aurait offert la première coupe d’Afrique à la Côte d’ivoire en 1992, a décidé de dire sa part de vérité dans la énième débâcle des Eléphants à la CAN. L’objectif était de situer les responsabilités de Jacques Anouma, de la fif et des joueurs.
 
Bonjour monsieur, dites nous votre nom et les raisons qui vous ont conduit à notre rédaction ?
 
Je voudrais saluer les Ivoiriens. Je me nome Gnagne Akpa Roger dit « Roger d’Akradjo » évidemment fils du village d’Akradjo situé dans la région de Dabou. Je suis venu à votre rédaction pour rétablir une vérité.
 
Quelle vérité ?
 
Il y a trop de spéculation autour de la débâcle des Eléphants. Et à chaque échec c’est le même refrain. Des jeunes d’Akradjo qui se croient intelligent se sucrent sur le dos de nos parents. A chaque occasion, ils font des démarches auprès du président Jacques Anouma pour extorquer des fonds à la fédération. Ils se font passer pour les envoyés des vieux d’Akradjo et en complicité avec des agents de la fif, ils encaissent de fortes sommes.
 
Le plus souvent, le butin est partagé entre eux à Dabou et ils viennent rendre de faux comptes au président Anouma qui lui aussi sans vérification aucune leur fait confiance. Je suis le porte-parole et l’envoyé des mystiques que la fif est allée voir en son temps. Nous disons que toutes ces pratiques doivent prendre fin. Akradjo n’a rien à avoir, seuls ceux qui ont promis des choses au village, sont coupables de ce qui arrive au pays.  
 
De quoi s’agit-il au juste ?
 
En 1992, Le ministre des sports, René Diby, Dieng Ousseynou, président de la fédération ivoirienne de football, Jacques Anouma, vice-président de la fédération et d’autres membres de la fédération se sont rendu à Akradjo à quelques mois de la coupe d’Afrique. Ils y sont allés pour solliciter le pouvoir des villageois. Ils ont signé un pacte pour que les Eléphants remportent la coupe d’Afrique. 
 
Dites nous, quel est ce fameux pacte que les responsables du football d’alors ont signé et qui défraie la chronique ?
 
Avant les phases finale de la coupe d’Afrique des nations au Sénégal en 1992, le ministre René Diby a organisé un tournoi inter- village dans la région de Dabou. Au cours des matches, chaque village faisait des pratiques mystiques pour dit-on aider les joueurs sur le terrain. A l’issue de la compétition, c’est Akradjo qui en est sorti vainqueur. Alors, quelques jours après, le ministre Diby est revenu à Akradjo avec ceux que j’ai cités. Ils ont demandé aux vieux de leur donner un coup de main. En contrepartie, la fédération a promis réaliser un terrain de football, un château d’eau et reconstruire l’école primaire d’Akradjo.
 
Que s’est-il passé après ?
 
Après que le pacte ait été signé entre les deux parties, dix (10) mystiques dont neuf garçons et une femme ont été cooptés pour préparer mystiquement la coupe d’Afrique des Nation qui allait se dérouler au Sénégal. A la veille de la campagne, tous les joueurs de l’expédition se sont rendus à Akradjo. Je veux parler de Gadji Celi, Abdoulaye Traoré, Didier Otokoré, Alain Gouaméné, Sié Donald, Obou Arsène, Sam Abouo Dominique, Tiéhi Joël, bref, toute l’équipe.
 
Un travail conséquent à été fait et les mystiques ont dit que les Eléphants allaient remporter le trophée continental quatre fois de suite. Mais après avoir remporté la coupe en 1992, il fallait envoyer l’objet d’art à Akradjo. A chaque rencontre, le ministre René Diby savait les score d’avance. Rappelez-vous, pendant les tires au but lors de la finale entre le Ghana et la Côte d’Ivoire, le ministre Diby a pointé l’index vers le ciel, c’était le signe de la victoire.
 
Ensuite, quelle a été la pomme de discorde entre la fif et le village ?
 
Après la victoire des Eléphants au Sénégal en 1992, le ministre René Diby et les responsables de la fif ont tourné le dos à Akrakdjo. Aucune promesse n’a été tenue, pi, le ministre a organisé une grande fête mais cette fois ci à Lopou son village natal pendant qu’une grande place avait été aménagée pour recevoir le trophée comme convenu. Informés, les vieux d’Akradjo ont envoyé des émissaires qui sont allé faire le constat amer.
 
Le ministre ne s’est pas arrêté là. Il a pris des vieux de son village qu’il a présenté à feu Houphouët Boigny comme étant les artisans du succès des Eléphants à Dakar 92. Ces personnes ont reçu tous les honneurs et de fortes récompenses de la part du président Houphouët Boigny.
 
De tous ce que vous dites, en quoi la responsabilité du président de la fédération actuelle est engagée ?
 
A la suite de tout ces contactes, dans l’exercice du travail pour faire aboutir le processus, la personne qui a avalé le ballon de la finale de Sénégal 92 est décédée. Aucun membre de la fédération n’a été compatissant. Akradjo a enterré seul son fils. Trop c’est trop ! Aujourd’hui, Jacques Anouma sait ce qui se passe puisqu’il a été témoin oculaire de toutes les tractations entre Akradjo et la fédération de football.
 
Il lui été signifié que tant qu’il ne fait pas face aux doléances d’alors pour réparer ce tort, les Eléphants ne connaîtront plus jamais de succès. Anouma le sais très bien, qu’il accepte de mettre fin à la douleur des millions d’Ivoiriens.
 
Que doit faire le président Jacques Anouma présentement ?
 
Les mystiques d’Akradjo m’ont chargé de dire aux Ivoiriens de ne pas brûler les joueurs. Ils n’y sont pour rien. Il y a des signes qui ne trompent pas. Au mondial 2006 en Allemagne, les Eléphants ont perdu les deux premiers matches sur le même score de 2 buts à 1, et personne n’a fait attention. En Angola, précisément à Cabinda, les Eléphants mènent au score (2-1) à quelques minutes de la fin des 90 minutes. Comme tétanisés, ils ont été sans réaction quand les Algériens ont égalisé.
 
Pendant les prolongations les joueurs ivoiriens sont devenus lourds comme du plomb, cela ne vous dit rien ? Il y a deux alternatives pour Anouma. Soit, il démissionne. Mais celui qui va le remplacer doit payer les dettes avant que le succès revienne dans le camp des Eléphants. Le plan B, c’est qu’il accepte humblement de venir à Akradjo pour rétablir la parité, vous voyez ce que je veux dire ! Il faut que la dette soit payée. Que le président Anouma cesse d’écouter le groupe de jeune qui vient l’arnaquer à l’approche des compétitions.
 
Les vrais interlocuteurs de la fif sont à Akradjo et ils attendent, il est encore possible de colmater les brèches. Le Mondial arrive, la fif à la possibilité de mettre fin à ce cauchemar qui hante les nuits des Ivoiriens. L’humilité précède la gloire. Je mets quiconque au défit de démontrer le contraire de ce que je vous confie.  
 

Réalisée par François NGORAN et Angora JM viepe.ci/blog/jmatt

Lun 1 Fev 2010, 12:41
Lectures (1488) Partager avec vos amis
Commentaires
* Message :
* Nom :
Blog ou Site Web :
Email :
 
Viepe est un outil de communication gratuit pour tout le monde (personnes, artistes, sportifs, entreprises, associations, ONG ...)
Message
Nom
Email
Copyright 2007 VIEPE, Tous droits réservés